Le deuil

Une approche relationnelle

Les thérapeutes en relation d’aide sont des spécialistes de la relation. Étant donné que le deuil est une blessure relationnelle, il se transformera et se dénouera dans un processus de deuil relationnel. Josée Jacques, psychologue et auteur sur le deuil dit : « que pour sortir de la souffrance du deuil, on doit accepter de rentrer dans cette souffrance ».

« c’est surtout parce que je veux rappeler aux personnes souffrantes qu’une grande partie de leur soulagement passe inévitablement par leur façon d’aborder leur vécu émotionnel déclenché par ce qui les afflige. Trop souvent, malheureusement, ce vécu est refoulé, rationalisé ou, au contraire, dramatisé, ce qui a un impact doublement négatif sur l’état de santé. »

Colette Portelance dans son livre la Guérison intérieure

Josée Jacques dans vivre un deuil dit : Le bon accompagnateur invite la personne endeuillée à vivre sa tristesse. Il ne la fuit pas lorsqu’elle pleure. Il est là, simplement. Le deuil non vécu refait inévitablement surface. Nous devrions donc dire : « pleure et entre dans ta souffrance. »

Je rappelle à tous les endeuillés et à toutes les personnes qui souffrent, qu’accepter de vivre cette souffrance sans s’isoler demande du courage et je crois profondément qu’au bout de ce processus de deuil, vous pourrez retrouver la passion de vous créer une vie nouvelle…

Le deuil, une blessure relationnelle

Le deuil se définit comme étant tout ce qu’on vit quand une personne que l’on aime meurt. La perte d’un être cher est donc une blessure relationnelle. La personne nous manque dans toutes les dimensions de notre être. Nous ne pouvons plus la voir, la toucher et l’entendre. Nous ne pouvons plus vivre avec elle, les rituels et les gestes intimes du quotidien.

Ma mission auprès des endeuillés

Pour moi, l’accompagnement du deuil se fait à partir d’un appel de l’intérieur, d’un élan de l’ordre la mission de vie. Par cet accompagnement délicat, il s’agit de mettre des mots là où il n’y en a pas eu, afin que la génération qui nous suit ne porte pas les larmes que nous n’aurons pas versées.

Ma mission de vie est de briser le silence autour de la mort et du deuil, pour apprendre à mettre des mots. Christophe Faurré dit : « En voulant évacuer la mort, on a aussi réduit au silence le deuil, ainsi quand il n’y a plus de parole sur la mort, il n’y a plus de parole sur le deuil. Et c’est ainsi qu’on reconnaît que notre société n’a jamais été aussi vulnérable face à la mort ». Il n’est donc pas rare, que des deuils non-résolus amènent des pulsions de mort, des pertes de sens à la vie ce qui a un impact considérable sur la réalisation de soi quand on voit des deuils non-résolus depuis plus de 40 ans.

Il y a dans l’accompagnement du deuil, une dimension sacrée et spirituelle. C’est selon moi accompagner dans la profondeur et l’intimité. C’est donc un privilège dans ma mission de vie d’avoir accès à cette intimité quand la personne me partage ce qu’elle a de plus précieux. Dans cet espace, je touche au sacré et à la profondeur de ma mission.

Accompagner les endeuillés est pour moi une responsabilité sociale, c’est pourquoi je m’adresse à tous les intervenants autour de l’endeuillé autant professionnels que bénévoles. La préciosité de votre travail m’amène à vous offrir un service personnalisé à vos besoins, afin de comprendre le processus du deuil et vous sentir soutenus ce qui permets de mieux intervenir. Le travail auprès de l’endeuillé est une tâche délicate qui mérite d’être pris au sérieux si nous ne voulons pas le fragiliser. Ce travail mérite que comme intervenants nous prenions soin de nous, ce qui fait aussi partie de ma mission.